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 Les vagues du passé. [PV Tsawa]

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Isaac Forgers
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MessageSujet: Les vagues du passé. [PV Tsawa]   Mar 19 Oct - 13:18


Ma vieille monture paissait tranquillement dans les écuries voisines de la librairie, à quelques centaines de mètres de cela. Ethan lui était resté au château, ne souhaitant en rien finir engourdit par les trombes d'eau tombant du ciel, j'avais donc était escorté par une poignée de soldats très efficaces en cas d'attaque. Tout cela ? Simplement pour replonger mon esprit dans la lecture prestigieuse des archives de ce bâtiment qui abritait des recueils à mes yeux inestimables. Je m'arrêtais devant l'édifice et levais les yeux au niveau des balcons ornés de sculptures et de balustrades de marbre. Une somptueuse façade de l'art baroque qui fleurissait en ce moment. Dommage que le temps soit si triste, j'aurais tant aimer voir cette structure de marbre blanc briller aux rayons scintillants du soleil. La porte de chêne massif, décorée de gravures et enluminures multiples venait de s'ouvrir devant ma silhouette encapuchonnée et me cédait maintenant la place à la salle principale. Vaste, coquettement emménagée et correctement chauffée, je me dirigeais donc derrière les grands paravents qui camouflaient ce que l'on pourrait nommer d'arrière boutique à plus petite échelle. A première vue, les garçons qui se chargeaient de l'accueil n'étaient pas là, ou pas disponible. Le libraire lui travaillait un peu plus loin et m'avait convenablement salué lors de mon entrée dans son domaine.

Je parcourais donc les étagères du regards, recherchant l'Histoire qui couvrait mon château et mes aïeux. Peut-être parviendrais-je à connaître certaines vérités sur le sort de mon père ... Et même sur celui de mes sœurs et de ma mère ... Je soupirais tandis que mon regard passait d' arrête en arrête dans l'espoir de trouver un quelconque ouvrage sur le sujet que je recherchais. Je m'inclinais afin de mieux pouvoir lire les titres à l'écriture manuscrite des livres entreposés tout en bas de l'étagère. Je finissais par tirer au bout de quelques minutes d'observation un pavé de plusieurs livres (unité de poids >.<) avant de le poser sur la petite table à laquelle je pris place quelques instants plus tard. C'était un ouvrage dans lequel toute ma lignée était répertoriée. Je voyais le visage de ces ancêtres que je n'avais pas connu et que je ne connaîtrais sans aucuns doutes, jamais, ou du moins jamais selon les rites de la magie blanche. Je voyais l'arbre généalogique se déployer devant mes yeux, ces cousins dont je n'avais plus de nouvelles, dont j'ignorais s'ils étaient encore bien vifs ou six pieds sous terre, mes grand-parents ainsi que tous leurs prédécesseurs. Mon cœur se serrait lorsque je voyais le nom de ma jeune sœur, Idris ainsi qu'une petite peinture la représentant, dans le coin de la page, juste à côté de mon nom. La plus jeune de mes trois sœurs ... Elle qui malgré ses onze ans parvenait à monter plutôt convenablement pour son âge les chevaux de Père et de Mère. Tout était juste et validé par la main des copistes, aussi bien les noms que les dates de naissance. Les biographies l'étaient aussi mais concernant leurs mort, elles ne semblaient pas avoir été remplies.

Je tournais les pages distraitement alors que les hommes m'accompagnant surveillait avec vigilance l'endroit dans lequel nous étions. J'avais quelque part un mauvais pressentiment, les lieux étaient trop calmes et inhabituellement déserts. Le seul son qui parvenait à raisonner dans la pièce était le crépitement des bûches et le souffle léger du feu dans la cheminée. Dans ma tête se mêlaient aussi un bon nombre de souvenirs datant d'une bonne dizaine d'année, les rires et les danses au château ainsi que les promenades que nous faisions moi et mes chères soeurs ... Les jeunes années de Ceylan, de Styx, de Seryel et de Floyd, montés dans le même ordre par moi-même, Idris, Sélène et Saly. Que me restait-il à part ces vieux songes qui repeuplaient ans cesse mes rêves comme mes cauchemars ? Me hantant même pendant mon éveil. Je soupirais en regardant le seau de ma famille sur la couverture de l'ouvrage à laquelle je venait de me référer. Elle était usées, vieilles, ce qui pouvait certainement prouver qu'elle avait été reliée aux pages il y a de cela un siècle et demi, là où la famille avait mis en place la dynastie qui n'avait pour le moment en aucun cas été critiquée, ou du moins pas dans le sens des plus mauvais.

La carillon retentit alors dans l'infrastructure vaste. Je sursautais, ne m'y attendant pas pour le moins du monde. Toujours personne. Nous étions toujours cinq dans l'immensité de cette librairie dont une vie ne suffirait pas à lire tous les ouvrages. Je me redressais afin d'aller me rapprocher de la cheminée pour me réchauffer un peu. Le froid cinglant de l'extérieur parvenant à filtrer à travers la vitre glacée. La lueur des flammes n'était pas aussi éclairante que celle de la fenêtre mais il était possible de distinguer les quelques photographies et la plupart des inscriptions sur les pages du bouquin imposant que reposait maintenant sur mes genoux. je commençais vraiment à avoir hâte de trouver des informations, ce qui n'était pas forcément bon signe ... La cupidité ne m'attirerais que des ennuis, sans compter que l'envie de vengeance rongeait déjà mes os. Je continuais de lire en diagonale les pages usées du livre, m'arrêtant de temps à autres sur quelques informations importante concernant mon propre père. Il aurait été un des piliers de l'ordre des Chevaliers Célestes avec plusieurs autres hauts dirigeants des États voisins. Il avait lancé le projet avec le dernier Empereur de Lumière et aurait aussi permis la finance de l'Ordre, ce qui explique aussi pourquoi un des principaux QG de l'Ordre se situait à Gaïa, mais cela, je n'était que le seul hors de l'Ordre à le savoir. Quoi que .... Hors de l'Ordre ... J'étais tout d même assez proche du Lieutenant Lamperouge.

Je fermais le livre alors que quelqu'un entrait à l'intérieur de la bibliothèque. D'après le soldat venant murmurer à mon oreille, ce serait une jeune femme d'une vingtaine d'année, seule, non armée. Aucune raison de s'inquiéter à priori. Je reprenais donc la lecture à l'endroit auquel mon index s'était logé afin de ne pas perdre la page à laquelle je m'était arrêté, regardant les portraits de famille qui commençait à me déchirer le cœur, à trop voir mon visage enfantin, innocent, souriant et loin de toutes résponsabilité.

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MessageSujet: Re: Les vagues du passé. [PV Tsawa]   Dim 16 Jan - 18:08

Depuis peux je m’étais mise à la recherche de documents sacrés. Dans quel but ? Faire revenir la paix dans mon royaume. Enfin… dans le royaume de ma seigneurie. Hélas, je n’avais pas pu voir celle ci d’ailleurs lorsque j’avais fait le chemin vers le palais. Manque de chance surement… M’enfin, cela faisait déjà un petit moment que sa majesté ne m’avait pas demandé et cela commençait à m’inquiéter un peu. En même temps me direz vous, je me suis complètement exilé du palais quand l’atmosphère devenait bien trop pesante. Ces derniers mois, sa majesté m’avait fait parvenir un messager. Mais le temps que celui-ci vienne à moi et que moi j’aille à eux, des mois se sont écoulé, il était donc normal que celle-ci n’était pas prévenu de mon arrivé. Enfin bref… J’avais donc entrepris de faire un nouveau voyage vers le royaume de Gaïa. Je n’avais plus vu ces terres depuis longtemps, l’eau avait largement eu le temps de couler sous les ponts comme l’on dit. Après donc un bon repos j’avais regagné la route pour Gaïa sur le dos de Chou. Je me serais bien attardais sur les terres de sa seigneurie, mais cela n’aurait fait que retarder mes questions qui commençaient déjà à faire de ma tête un véritable nid de torture. Adieu lieux inconnus et magnifiques. Adieu jolies fleurs et plantes médicinales. Adieu belles créatures, lutins et gnomes des bois, nous boirons le thé ensemble plus prochaine fois…

Se fut donc à une vitesse époustouflante que je me lançais à la recherche du maître de ce royaume. Ni la pluie ni le soleil de plombs ne pu me retenir dans ma course. Je souhaitais des réponses et il me les faillait le plus vite possible, j’avais déjà perdu assez de temps dans l’empire de la lumière. Mettant donc la visite touristique à plus tard, nous dormîmes très peu et une fois dans la cité médiévale je me permis de me poser un instant dans une auberge, ne pouvant plus tenir ce rythme infernal. Cette cité m’apaisa, elle était belle et rayonnante, personnes semblaient connaitre la peur ni la terreur qui pouvait se lire sur les villageois d’autres régions. J’affichais alors sans le vouloir vraiment un sourire sur mon visage fatigué par le voyage. On m’accueilli très chaleureusement et je n’eus absolument pas à me plaindre d’eux. Chou fut lui aussi bien prit en charge, j’en profitais alors pour prendre un tout petit peu de temps pour moi affin de paraitre au moins présentable devant sa majesté. En parlant de celle-ci, je ne me rappelais absolument pas l’avoir vu, ou bien peut être son père ou son grand père… Il faut dire que je n’avais plus la même notion du temps. Il était de toute évidence pas dure à trouver, il suffisait de trouver un noble bien entouré d’une garde rapprochée. Je demandais à un jeune garçon d’allait annoncer ma venue à sa seigneurie pendant que je vérifiais une dernière fois mes plans.

Je me fis couler un bon bain chaud et bien mousseux comme je les aime pour rendre à ma petite peau sa couleur rosé et sa senteur de printemps. Mes parchemins à côté de moi, je les fis l’éviter pour ne pas les mouiller tout en les consultant. Donc, d’après les astres, dans quelques temps un phénomène bien étrange allait se produire. Ceux-ci allaient, pour une raison qui m’était encore inconnu, s’aligner. Généralement quand ce genre de chose arrive, ce n’est jamais, mais alors vraiment, jamais bon signe. Il me fallait donc consulter au plus vite le savoir de la bibliothèque de Gaïa, les enchanteurs encore en vient et surtout avoir une petite conversation avec sa majesté de Gaïa. Si celle-ci n’était pas présente, alors je devrais, à mes risques et périples allé trouver chez l’ennemi quelques solutions. A cette idée, je me laissais couler dans mon bain. Voir le grand manitou de l’empire Britannien ne me plaisais absolument pas. Peut être que tout ce remue-ménage que j’étais en train de faire de servait à rien, mais il fallait au moins que je sache ce que prédisait ses petites étoiles. Je remontais à la surface quand j’entendis qu’on frappait à ma porte. Je sortais alors de l’eau, rangeais en vitesse mes parchemins et enfilais au plus vite une tunique avant d’ouvrir ma porte. C’était le mignon et adorable jeune homme qui était chargé de porter mon message à son roi. Ah ! Si je n’étais pas en voyage d’affaire, j’aurais volontiers accepté de visiter Gaïa avec lui. Hélas le devoir m’appelait ailleurs et ce jeune homme venait juste m’annoncer que sa majesté était à la librairie.

Je tournais alors la tête vers la fenêtre puis pointée celle-ci. Le jeune garçon hocha la tête, le monument en face de ma fenêtre était bel et bien le lieu où je trouverais l’homme dont j’avais besoin. Cela tombait bien en plus, j’avais justement besoin de faire quelques recherches. Je remerciais rapidement le jeune garçon, refermais la porte et m’empressais de terminer de me préparer. D’une tunique de soie bleue je me vêtis et nouais dans mon dos le large ruban qui servait à tenir celle-ci. Je mis un peu d’ordre à mes cheveux, puis prenant mes parchemins sous le bras, je chaussais mes petites chaussures fines pour aller à la librairie. Ce devait être à cause de la ville ou du bain que je venais de prendre… J’avais l’impression d’être aussi légère qu’une plume. Ma fatigue semblait avoir disparu. Je sautillais presque vers ce lieu quand tout à coup un garde m’attrapa le bras. On me demanda mon identité et les raisons de ma venue. Pour ce coup, Gaïa ne semblait pas si charmante que cela. Sans résister je lui dévoilais ce pour j’étais ici sans pour autant lui raconter ma petite vie. Une fois cette chose faite, il entra dans la librairie et me laissa avec son confrère qui me regardait de la tête au pied.

Je fronçais alors les sourcils. Non mais dit ! Ce n’était pas une façon de regarder une jeune fille ! Hélas je n’eux pas le temps de lui faire remarquer, que le premier garde m’autorisa à rentrer. Je me contentais alors de lui lancer un regard noir et d’avancer. Quel culot il avait eu là ! Je me réservais alors le droit de lui jouer un petit tour et fit alors couler de l’eau entre ses jambes, d’un petit geste de la main. Ah ! Les petits tours de magie n’étaient pas que pour faire le bien, ils étaient très utiles pour amuser la galerie et le garde l’apprit bien assez tôt quand il sentit le petit effet froid entre ses jambes. Quand j’arrivais enfin au cœur de la librairie, je me demandais alors à quoi pouvais bien ressembler le maître de ce royaume. Je le pensais assez âgé, du coup je me dirigeais vers un vieil homme. Manque de chance on me redirigea dans la bonne direction, l’homme que j’avais cru être sa seigneurie était autre que le gérant de ce lieu. Confuse, je m’excusais discrètement et en vitesse avant de me retrouver face au véritable seigneur. Je fus, je dois l’avoué, assez déçu… Il était encore tout jeune et un peu frêle tout de même. Mais par ses vêtements, je ressentais chez lui une certaine modestie, il ne ressemblait pas à un clown bien au contraire. Son rôle de souverain devait lui porter fortement à cœur pour qu’il soit si calme et si appliqué. Son visage était triste seulement et à cause de cet air, je ne pu m’empêcher de me glisser dans ses penser pour voir de ses yeux ce qu’il était en train d’observer. Oh ! Je sais ! Ce n’était évidemment pas très poli de ma part, mais il avait l’air si sombre à ce moment…


- Les fantômes du passé sont très bien au passé, votre altesse. Les réveiller ne ferait que raviver de vieilles blessures profondes.

Une fois ce ci dit de vive voix, je m’inclinais légèrement devant lui avant de prendre place sur un siège, lui prenant doucement le livre épais des mains et le refermer par la suite. J’en savais quelque chose tout de même, toutes ses années sur la terre m’avais plus d’une fois confrontée à la mort en personne et j’avais assez d’expérience pour savoir qu’il n’était vraiment pas bon de perturber le repos des morts. Je le fixais de mes yeux de couleur saphir, attendant de sa part une quelconque réaction, ne voulant pas encore parler du pourquoi j’étais ici.
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MessageSujet: Re: Les vagues du passé. [PV Tsawa]   Dim 16 Jan - 21:20

Des paroles froides me tirèrent de l’étau qui se refermait peu à peu sur mon cœur. Je lâchais un soupir avant de me retourner et de regarder sans trop comprendre la jeune femme qui me faisait face. Elle semblait jeune, mais ses paroles étaient directes et elle avait un grande assurance dans sa façon de s’exprimer, sans compter que je n’étais pas n’importe qui. Cela me plaisait. Je ne prenais pas réellement de plaisir à voir les autres bafouiller mon nom et leur demande par peur de se faire négliger, justement, cela m’exaspérait au plus haut point ; était-ce un tort que de considérer ses sujets comme égaux à sa propre personne tout en ayant une autorité bien plus que majeure sur eux ? Non. Comme partout, il y avait des dévots et des impies, je l’acceptais, les idées de tous ne sont pas forcément communes, cependant la dévotion n’était pas la meilleure des solutions ni le terme le plus correct : la loyauté eut été plus appropriée. Bien, tout cela pour dire que tant d’assurance dans le ton de cette femme m’avait époustouflé, je n’en avais pas du tout l’habitude.

Je la laissais donc prendre le grimoire qui était, il n’y a de cela que quelques instants, posé sur mes cuisses qui servaient de support. La reliure était encore correcte, ce qui faisait qu’aucun risque n’était à craindre face à une éventuelle ouverture –ou fermeture- trop brusque. Bien, je laissais alors un éclair de lucidité m’envahir alors que je me redressais, hochant simplement la tête pour lui intimer l’ordre de se redresser de sa révérence plus que correcte, elle avait été initiée aux bonnes manières, c’était quelque chose de nettement visible. Ses paroles raisonnaient encore dans mon esprit et me faisait légèrement baisser les yeux malgré que ceux-ci gardaient leur fermeté. Il était vrai que raviver cette flamme trop souvent pouvait s’avérer dangereux si les plus puissants mages venaient à en percer la source, et ce qui m’intriguait tout au plus était le fait qu’en moins d’une minute, elle était parvenue à deviner sans trop de problèmes à confirmer mes craintes qui s’étaient écartées par un moment de solitude, et bien entendu : de douleur. Mes yeux d’émeraudes remontaient peu à peu vers la couleur saphir de mon interlocutrice. Elle savait pertinemment qui j’étais, alors j’attendais un peu plus d’information sur sa personne qui ne m’étais en rien familière. Elle avait les traits fins, gracieux et plein d’élégance, cependant, il m’était impossible de lui donner une quelconque provenance d’un des Trois Royaumes … Ses traits semblaient être ceux de l’Empire de lumière, ses manières étaient Galiennes … Cependant aucunes de ses caractéristiques ne semblaient être proche de celle du Royaume Vi Britannia.

Le libraire, petit homme âgée et légèrement courbé faisaient sans cesse des allées et venues dans le but de vérifier si tout était au mieux, malgré les gardes qui étaient postés un peu partout dans la bibliothèque afin, d’une part, de surveiller les entrées, mais aussi de veiller sur le Roi face à cette inconnue. Suite à un de mes mouvements de mains il avait cessé avant de monter à un balcon pour jouer l’hymne de Gaïa à l’orgue, laissant un sentiment de fierté et de charisme poindre dans mon cœur, tout naturellement. La salle remplie de livres réfractait donc la douce mélodie, audible sans pour autant noyer les éventuelles paroles que nous allions nous échanger, moi et cette jeune femme dont j’ignorais encore tellement. Seul son nom m’était parvenu à mes oreilles … Une certaine Tsawa. Elle m’avait été annoncée par un des gardes qui étaient chargé de faire le guet (et non pas faire le gay !) devant la porte menant à la grande salle. Je me lançais donc dans les présentation sans pour autant maintenir sa première réplique.

- Bienvenue. J’ai cru comprendre que vous vous appeliez Tsawa. Je suis Isaac.

Mes présentations étaient simples, c’est vrai. Mais je préférais ne pas me lancer dans un monologue avec trop de hâte, je ne savais pas non plus pourquoi elle était ici et quelles étaient ses intentions à mon égard. Peut-être était elle membre de l’Elite ? … Non, elle ne serait pas entrée si facilement. Et la plupart des membres de l’élite sont fichés par nos sentinelles à l’heure qu’il est. La méfiance restait tout de même requise en cette présence non familière, mais le respect envers la dame devait elle aussi demeurer dans la conversation et dans mon attitude, bien que je n'aie jamais été habitué à la présence des dames ... Elles n'étaient plus qu'un vague souvenir de ce passé que sa vis-à-vis lui avait elle-même recommandé de laisser à l'arrière de sa vie. Maintenant la mélodie s'était tue, rien ne bruissait si ce n'était le parquet de bois vernis qui grinçait légèrement sous les pas des gardes et du libraire. Elle semblait distante est assez directe malgré qu'elle m'ait pris le recueil familial avec une douceur extrême, peut-être avait-elle redouté mes représailles à cet instant ? Un silence pesant s'était installé en dépit de sa réponse et cela commençait à me mettre mal à l'aise, j'avais peur de faire un faux pas. Mais enfin, je n'avais rien à redouté de cela. Un malentendu pouvait être facilement réparé, et je maîtrisais assez bien mes paroles pour leur donner un sens, ou bien une signification toute autre que celle de la première.

Maintenant que le temps s'était avancé dans la journée, quelques curieux venaient chercher ça et là dans la bibliothèque pour trouver quelques réponses à des problèmes, chercher quelques incantations ou tout simplement des ouvrages dédiés à la faune et à la flore de Gaïa, nombreux étaient les collectionneurs ici, en raison des spécimens somptueux des forêts et des montagnes Ouréas. D'ailleurs, ici, même les élevages de chevaux et de chiens étaient prestigieux, les montures étaient robustes, rapides et endurantes tout comme les chasseurs qui eux, parvenaient à tracer sur plusieurs lieues le moindre petit animal qui pourrait aisément servir de gibier. Enfin, pour conclure, même les gardes avaient un entraînement d'élite ... Il le fallait, l'Ordre avait grand besoin de nouveaux bras pour retenir la menace de l'Elite qui semblait se stabiliser contre la monarchie.

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Tsawa Bara
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MessageSujet: Re: Les vagues du passé. [PV Tsawa]   Mar 18 Jan - 19:42

Ne pas lire dans ses pensées, surtout ne pas le faire… Et pourtant, c’était bien trop facile avec elle. Il se lisait comme un livre ouvert, dans lequel on pouvait encore sentir l’odeur du neuf. Ce jeune roi avait encore bien des choses à apprendre. Quel âge pouvait-il avoir ? Une vingtaine d’année à tout casser ? Sa peau était encore assez lice et assez ferme pour en témoigner. Pourtant, il semblait aussi triste qu’un jour de pluie. Comme un vampire, j’étais attirée, non pas par son sang, mais par cette tristesse qu’il cachait au plus profond de son esprit. Une envie de lui ôter toute cette peine et ce malheur gratuits me prenait, mais je ne pouvais pas. Du moins pas maintenant. Pourquoi ? Car premièrement il y avait maintenant bien trop de monde, deuxièmement je ne pouvais pas me permettre d’entrer dans son esprit comme dans un moulin et troisièmement je n’étais absolument pas venue pour cette affaire. Tout en le regardant je me battais contre moi-même pour résister à cette envie de changer de sujet et de faire passer ses soucis avant les miens. Pour m’en convaincre je repensais donc à la terrible nouvelle que j’avais apprise en consultant les astres. Le seul hic qu’il y avait maintenant était le suivant. Il y avait ici bien trop de monde pour que je dévoile ainsi mon identité et ma requête. Je fermais alors les yeux, le dos droit et le visage légèrement relevé, je serrais dans mes mains l’ouvrage avant de me prononcer, non pas à vive voix comme il devait s’y attendre mais dans sa petite tête. J’espérais au moins qu’il comprendrait et qu’il m’écouterait.

• Votre Majesté, Je suis Tsawa Bara, du Royaume de la Lumière. Pardonnez cette intrusion dans votre subconscient, mais je n’ai pas vraiment le choix. Si on venait à apprendre qu’une enchanteresse du Royaume de la Lumière est ici pour porter un message, les gens jaseraient et le sang n’a nul besoin de souiller vos terres. •

Je pris soudainement une profonde inspiration pour sortir de son esprit en craignant qu’il hurle « A la garde ! » Après tout, ce n’est pas tout les jours qu’une femme vous parle dans votre tête. Si c’est le cas, consultez et rapidement si possible. Sauf si vous vous appelez Arthur et que la femme en question n’est que la Dame du lac, dans ce cas, bonne quête pour le saint graal ! Trêve d’humour, j’ouvrais lentement mes yeux bleu nuit pour les poser sur son visage guettant sa réaction. Le silence toujours présent, il devait être effectivement surprit par cette réponse. Je jugeais alors qu’il fallait peut être faire descendre la pression et briser ce silence pesant. Légèrement, je me mordis la lèvre inférieure avant de me prononcer.


- Peut être devrions nous poursuivre cette conversation dans un espace plus calme…

Cette bibliothèque était bien grande, alors cela ne m’aurait pas étonné si un bureau ou une remise si trouvait. Toute pièce pouvait me convenir, il fallait juste qu’elle soit loin de toutes mauvaises oreilles. Mon regard cherchait justement une porte qui pouvait donner sur une salle isolée. Mais encore fallait il que sa majesté accepte que nous soyons seul à seul et à bien y réfléchir, ceci me paraissait bien trop lui demander. A sa place je rejetterais sa proposition, après tout, une enchanteresse inconnue enfermée dans ma même pièce qu’un roi d’un autre royaume qui en plus peu lire dans vos pensées… Ca faisait beaucoup de chose à enregistrer ça. En tout cas, temps qu’il ne me prenait pas pour une sorcière, je ne risquais pas de me vexer contre lui. Tout en attendant son verdict, je posais le précieux ouvrage sur une petite table joliment sculptée dans un bois riche. Puis petit à petit mon esprit dériva et j’en vins à détailler la bibliothèque, très belle, digne d’un roi. Une fois cette entretient terminée, je me jurais d’aller jeter un œil sur ses belles œuvres poussiéreuses. Mon regard se posa ensuite sur le garde qui était tout près de nous. Mmmh… Celui-ci avait un air bien sérieux, peut être même un peu trop, il semblait crispé. Qu’avait-il ? Je me penchais alors vers lui le regardant, inquiète. Celui-ci tomba soudainement à genoux, laissant couler de ses lèvres ce liquide rouge dont l’être humain à tant besoin pour vivre… La fatalité ? La coïncidence ? Une mise en garde ? Pétrifiée je me levais brusquement de mon siège, regardant le roi puis l’homme au sol qui ne cesser de reprendre son flux vital sur le beau parquet de la bibliothèque.
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MessageSujet: Re: Les vagues du passé. [PV Tsawa]   Sam 12 Mar - 2:20

La conversation n'était pas encore totalement engagée. La jeune femme qui me faisait face ne semblait pas hostile à mon égard et ne semblait pas redoutable au point de me faire frémir, moi, Roi de Gaïa. Ne pas me faire frémir ? Était-il nécessaire de préciser qu'il n'y avait de cela que quelques années, j'étais encore traumatisé par le meurtre de ma famille toute entière ? Il me restait bien quelques cousins et oncles, mais, mes sœurs, ma mère, mon père et mes grands-parents étaient tous morts et enterrés depuis maintenant sept ou huit ans, plus pour mon père, que je n'avais hélas jamais connu. On le connaissait comme un héros dans le pays .... Un roi à l'étoffe remarquable, avec beaucoup de courage et plein de charisme. En fait, c'est vrai qu'il n'avait rien du Roi qui regardait sagement se battre son armée, enfermé dans sa citadelle à prier Dieu. Non. Il était au combat, sillonnant les bataillons à cheval, motivant ses troupes à l'assaut. C'était un véritable héros que je n'allai peut-être jamais égaliser malgré tous les efforts de notre maître d'armes. Mes pensées furent soudain interrompues par une voix qui raisonnait dans ma tête, me faisant reculer et poser une main sur mon visage. Le garde le plus proche de moi se redressait alors, se précipitant vers moi, l'air affolé. Je ne l'écoutais pas.

- Sir ? ... Sir ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Une vision ? Une migraine ? Sir ?


Je me calmais peu à peu, je ne m'étais pas rendu compte que ma respiration s'était bloquée pendant le contact que je venais d'avoir avec ce qui se révélait être une magicienne puissante, à en juger par la connexion presque immédiate ainsi qu'à la clarté et la profondeur avec laquelle elle était parvenue à pénétrer en mon esprit. Je répondais faiblement au garde d’un signe de main, lui intimant l’ordre de se calmer, et lui indiquant surtout que l’état dans lequel il venait de me voir n’était qu’un simple étourdissement. Je replongeais mon regard dans celui de l’enchanteresse. Elle ne semblait pas hostile mais paraissait avoir une grande puissance malgré son jeune âge apparent. Mais laissons là les présentations. Je ne savais pas encore qui elle était, mais si elle était ennemie, elle aurait déjà profité de l’occasion pour me brûler au je-ne-sais-combientième degrés. Mon regard d’émeraude se reposant sur elle, j’en profitais pour incliner la tête avec douceur pour lui donner l’accord de se dégager dans une salle juxtaposée à celle dans laquelle nous nous trouvions lorsqu’un garde qui nous était bien proche s’écroula en toussant et crachant son sang au sol. Tous avaient sortis leurs armes, moi y compris. Ce n’était pas la magicienne à en juger par l’attitude qu’elle avait eu à se retirer subitement avec une expression d’horreur. Il est vrai que l’on ne voyait pas cela tous les jours dans une bibliothèque ni même dans l’entourage du Roi.

J’étais moi-même bien plus qu’interpelé par cela et regardais la magicienne les paupières grandes ouvertes et la gorge nouée, cherchant à l’interroger du regard. Qu’était-ce donc que tout cela ? Allions nous être pris par l’Elite ? Je ne savais rien de tout cela, je constatais uniquement les conséquences de « quelque chose » sans en connaître les causes. Le garde était à terre, secoué de spasme et la flaque dans laquelle baignait son visage grandissait de plus en plus. Le gérant de la bibliothèque était entré , les mains plaquées sur ses joues avant de réprimer un vomissement. Le pauvre vieillard ne devait certainement ne plus avoir l’habitude de ce genre de choses, voire, il ne l’avait jamais eu. Ma main s’était crispée sans que je ne m’en rende compte autour du pommeau de mon épée et je tentais de reprendre mon souffle malgré les sueurs froides et les nombreux frissons qui me parcouraient l’échine comme des décharges électriques.

- Qu’est-ce que cela veut dire ? … Fey ! Allez cherchez un guérisseur ou un médecin … Que l’on sache quelles sont donc les causes de ce troubles !


Le garde que j’avait nommé, le jeune Fey s’en était allé à toutes jambes dans l’espoir de gagner la boutique du premier guérisseur qui lui tomberait sous la main, à quelques rues de celle dans laquelle la bibliothèque se trouvait. La seule chose que je pouvais dire à cet instant était que mon cœur se soulever de ne pas pouvoir expliquer cela et que fermer les yeux était pour moi la seule solution pour ne pas penser à cet incident. Enfin … Ne pas l’imaginer comme si je le voyais de mes propres yeux, comment voulez vous ne pas penser à ce genre de choses ?!

- Tsawa, était-ce là la raison de votre venue ou est-ce une coïncidence ?


Je me retournais vers elle, la gorge toujours aussi nouée, la mine fade et l’esprit peu rassuré.
( C'est merdique, c'est pourri et je suis en retard, je sais >< )

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