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 Par une matinée pluvieuse

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Klaudius Hope

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MessageSujet: Par une matinée pluvieuse   Ven 23 Oct - 17:07

Le jour était brumeux et tombait en goûtes glaciales sur l'automne de la place une lourde pluie qui hésitait encore entre la destinée d'être de neige, blanche et compacte ou rester pluie, liquide et glacée. La pluie battait de son rythme régulier et calmant sur les dalles de la place du marché désertée en cette journée trop mauvaise et trop prompte à la maladie. Brisant la régularité du son de la pluie qui tapait et retapait gracieusement flaque d'eau, toiture, fenêtre et sol, une voiture tirée par un attelage de chevaux d'un noir de corbeau parut au loin, résonnant dans le morne silence pluvieux. En cette journée mauvaise, seuls les pauvres bougres sortaient, les vendeurs bien capitonnés de tissus devant leur étalage de viandes ou d'objets dénués de client pour les acheter et les riches qui avaient la chance de se promener avec un toit sur la tête. Midi allait sonner et on sentit le soleil derrière les nuages, des sourires naquirent sur les visages désolés en sentant le peu de lumière jaune s’étaler sur leur visage pour disparaître sous une épaisse couche de nuages cent fois plus sombres. La brume monta, un vagabond toussa, le temps semblait vouloir s’arrêter pour rester à ce niveau meurtrier et glacial. Qui chacun savait que l’humidité et l’eau seraient les meurtrières de plusieurs à court ou long terme.

La brume s’épaissit comme pour devenir une prison opaque.

Klaudius Hope referma le panneau de la minuscule fenêtre de sa voiture avec un air morne. Il devait y aller aujourd’hui, mais rien ne lui garantissait le luxe ‘sa’ présence. Il eut tant de fois fixé l’antre du libraire. Il resserra sa cape au tour de ses épaules, il devrait en quitter la chaleur agréable et en gage de démotivation, le mauvais temps était la meilleure des excuses.

-Antoine, la marche.

Sa voix s’était faite douce et le cocher sauta en bas, on entendit résonner le raclement du métal et le crissement du bois de la base de la calèche, la porte s’ouvrit et un adolescent au regard adorateur qui commençait à être mouillé fixa le marchand installé confortablement. Klaudius resserra sa cape sur ses épaules, saisit un paquet qu’il cacha sous le tissus, ajusta son capuchon de fourrure et frissonna avant de mettre un pied de hors, l’humidité traversant ses vêtements avec aise.

-Je déteste ces temps glacés… Une chance qu’il en avait besoin au plus vite! il se retourna vers l’adolescent qui se mouillait de plus en plus. Et bon sang, Antoine, regardez vous, vous allez attraper froid, où est votre cape?

Le marchand qui semblait avoir le même âge que l’autre le fixa de la froideur de ses yeux bleus, il secoua la tête, ses cheveux encore plus en bataille à cause de l’humidité. Il se rendit à l’avant où il déposa son paquet, trouva la cape d’Antoine et alla la fixer lui-même sur ses épaules.

-Je ne vais pas vous garder longtemps si vous ne faîte pas attention. Vous êtes mon attendant, vous devez prendre soin de votre personne plus que ça, est-ce que je me fais bien comprendre?

L’adolescent à peine trois ans plus jeunes que lui hocha vivement la tête, mais le marchand lui ébouriffa ses cheveux trempés. Le fils de Maniel était de ce genre de bon garçon qui donnait tout sans poser de questions, tout comme son père il avait ce don du secret et du respect, ainsi qu’une intelligence qu’il ne laissait que peu paraître. La mort de Maniel l’avait ébranlé, l’homme avait laissé un enfant seul au monde à qui Hope avait décidé de donner sa chance. Après un mois, il ne le regrettait pas encore.

-Viens avec moi, les librairies on ce merveilleux don d’être à l’intérieur, avec de la chance, il y aura de quoi t’essuyer.

Hope envoya chercher son paquet à son attendant sans l’attendre pour se diriger vers l’intérieur de la librairie. Comme à son habitude, dès les premiers pas à l’intérieur, le blondin se laissa rougir de charme devant le nombre de livres. Ses joues le picotèrent un peu, mais son visage s’illuminait du grandiose de l’endroit minuscule et compacté par d’énorme bibliothèques de bois sombre. Des lanternes à l’huile éclairaient la place faîte sur le long et en hauteur et des livres… des centaines de milliers de livres classés à perfection, philosophie, magie, sciences, tout y était en toute beauté. Son attendant resta stupéfié de l’endroit, il n’était définitivement un homme de lettre pour n’avoir jamais vu la demeure de son maître.

Le marchand fut forcé hors de sa rêverie par le grand rire d’un homme que la quarantaine ne semblait pas affecter.

-Mordicus, mon cher Klaudius! Je vous ai tant attendu, avez-vous ma commande? J’ai ouï dire que vous l’auriez bien cachée à vos côtés, un de mes plus précieux client le désire, mais il ne l’aura certainement pas avant que je l’ai lu!

Le marchand tendit les bras à son ami et les deux se firent une accolade devant l’attendant muet de surprise.

-Anton! Mon ami, je me demandais si je serais face à vous ou a un simple employé! Le temps est si pitre et morne, j’arrive de l’Empire Lumière avec une commande et l’idée de ne pas vous savoir là me tiraillait l’esprit!

Les hommes échangèrent un sourire et prirent le chemin de l’arrière boutique en discutant allègrement haut et fort. Les vous se perdirent en tu et les employés qui n’avaient pas vus leur chef d’aussi bonne humeur depuis longtemps sourirent.

-Je te tends un cidre glacé ou un hydromel encore brûlant, Klaudius?

Klaudius esquissa un sourire :

-Tu m’attendais donc vraiment! Tu sais ce que je veux, ne pose pas d’aussi sordides questions.

Ignorant la présence de client comme de curieux, Klaudius sortit de son paquet les cinq anthologie de l’histoire de la magie, les tomes reliés à l’ancienne avaient été calligraphiés et décorés à la plume, exemplaires uniques, les pages étaient lourdes et faîtes en peau de mouton.

-J’ai eu un mal fou de l’obtenir de Theng Thin Huu, ce la dernière anthologie magique à ne pas avoir été faite par processus d’impression donc celle qui remonte au plus loin, aucune nouvelle technologie ne l’a touchée. Eeeet… regarde la reliure. il montra la dite reliure : Arcios Malavek, retranscrit par Arcios Malavek.

Le libraire serra Klaudius dans ses bras qui eut un mal de fou à le repousser avec un air moins heureux, mais l’homme le lâcha vite pour aller lui quérir son hydromel brûlant.

-Anton, tu sais ce que je veux en échange, non?

L’aîné sourit et alla lui chercher un minuscule livre dont les pages étaient dénuées d’écriture, l’objet était finement travaillé.

-Tu me donnes des exemplaires uniques, je te donne des exemplaires uniques. Personne ne pourra l’ouvrir ou le lire sauf la personne qui fait un pacte de sang avec. Parfait pour tes affaires. Nombre illimité de pages. Si tu arraches une page, personne ne peut la lire sauf ceux qui en ont la permission. Ce livre est le seul survivant de sa race.

Klaudius se mordit le pouce au sang et l’apposa sur la pierre rouge au milieu du livre qui devint du même bleu que ses yeux.

-Il faut juste que j’aie assez d’imagination pour remplir toutes les pages d’histoire maintenant, ou que je vive assez longtemps pour faire infiniment de comptes.

Anton se laissa et les deux se mirent à rire en se dirigeant vers l’avant. Un avec son grimoire, l’autre avec son anthologie. Ils prirent place au comptoir pour discuter calmement.
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James Sabourin
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MessageSujet: Re: Par une matinée pluvieuse   Ven 30 Oct - 23:13

James était parti sans sa monture. Rien de mieux que la marche pour se garder en forme et, en beauté bien que ce n'était pas ce qu'il cherchait. Il avait commencé ses recherches concernant le traité, tentant d'une manière ou d'une autre de recueillir des informations permettant de mieux retrouver l'objet tant convoité. Il avait fini par voir une calèche passer près de lui. Le véhicule de transport se dirigeait vers la ciré médiévale. Curieux, vêtu de vêtements totalement anodins, pouvant facilement passer pour un simple paysan de riche famille et disposant de temps ce jour-là, il suivit donc la carriole jusqu'à ce qu'elle s'arrête. Vêtu d'une cape noire rendue imperméable grâce à un traitement spécial qu'il lui avait fait subir, il se protégeait de la pluie et s'affaira à garder une certaine distance pour ne pas être vu. Le capuchon dissimulant dans une certaine obscurité le visage de James, de même que ses cheveux qui sans ce dernier se seraient retrouvés tout humides, l'homme vit descendre le marchand. Il balbutia quelques directives à un gamin puis les deux entrèrent dans la librairie.

Ne voulant pas perdre de vue le jeune homme, le chevalier déguisé attendit qu'ils soient occupés à quelque chose avant d'entrer lui-même dans la boutique silencieusement pour ne pas attirer l'attention sur lui. Il se mit à regarder autour. Plein de livres s'étalaient sur de nombreuses étagères. James aimait bien lire. C'était un de ses passe-temps favoris. Il arpentait les différentes couvertures de livres qui se trouvaient sur les lieux de manière à pouvoir en lire les titres. La plupart étaient des livres écrits par de grands auteurs. Il en saisit un au hasard. Le parfum du livre était particulier. Le papier oui, le papier avait une odeur très particulière, très spéciale... Chaque livre avait son odeur et l'odeur de l'œuvre portait en elle, un peu de l'histoire de qu'on avait sous la main. C'était là quelque chose de merveilleux. Il ne se souvenait pas de s'être présenté ici dans le passé. Le libraire était occupé avec le marchand aux cheveux d'or. Le pseudo-paysan s'approcha, faisant mine de regarder les livres qui l'entouraient pour mieux entendre leur conversation. Il regardait partiellement ici et là, trouvant des livres tous aussi intéressants les uns que les autres. Le libraire ne semblait pas porter attention aux gens qui entraient dans la bibliothèque, ce qui en somme ne constituait pas une mauvaise chose. Sabourin pouvait donc soigneusement regarder les différents livres qui se trouvaient à sa portée de main. Les deux types parlèrent de livres... Rien de bien étonnant puisqu'il s'agissait là d'une bibliothèque... James mit la main sur un livre de magie du feu.


*Tiens... ça pourrait être intéressant et complémentaire avec ma magie.*

Il le garda en main tout en continuant de jeter des coups d'œils discrets à celui qui venait pour marchander. Et puis quelque chose attira soudainement l'attention de James. Ils parlaient d'un objet unique. Une sorte de livre étrange. Il vit le blondinet faire un geste et écouta avec attention les précisions données par le libraire. Il vit le gars qu'il suivait verser son sang sur la pierre qui ornait le livre et cette dernière changer de couleur. Était-ce un livre maudit pour qu'il soit le dernier exemplaire ? Est-ce que le libraire disait vrai ? Était-ce un livre magique ? Le type semblait y croire autant que son interlocuteur. Puis, ils discutèrent d'écriture d'histoire avant de passer tout près de Sabourin avec leurs livres respectifs. James qui jusque là ne faisait que regarder les livres et écouter les deux compagnons se décida à approcher du comptoir avec le livre de magie en main. Ce pourrait être un bon complément pour ce qu'il savait déjà. Suffirait d'un peu de pratique et il pourrait peut-être associer sa magie avec les armes qu'il transportait d'habitude. Certes, cette fois il ne disposait que de son épée qui elle-même était dissimulée sur lui afin de ne pas alerter ceux qui l'entouraient. De toute manière, une telle arme risquait fort d'attirer les regards indiscrets mais aussi de faire peur à certaines personnes. En face d'inconnus, c'était là quelque chose de plutôt risqué. James s'adressa au libraire ;

- Quel temps de canard n'est-ce pas ? Il soupira. Combien demandez-vous pour ce livre ? dit-il en montrant le livre sur la magie du feu.
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Klaudius Hope

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MessageSujet: Re: Par une matinée pluvieuse   Dim 14 Mar - 9:10

Comme coupant la limite de la concentration de Hope, un toc sonore sur la fenêtre se fit entendre, une curiosité palpable du jeune home marqua son visage qui perdit beaucoup de sa convivialité. Le blondin glissa enfin un regard de côté, ignorant le nouveau venu. Il laissa au libraire la grâce de lui répondre alors que son regard restait rivé sur la fenêtre. Il ne semblait plus y avoir âme qui vive au-delà de quelques mètres de distance. La brume, telle une purée de poids nimbait de son âcre humidité la cité entière. Il la sentait traverser les parois en toute cruauté, disséminant sa désagréable humidité glacée que le feu se donnait tout mal de combatte. Hope frissonna et prit une gorgée de son hydromel qui lui brûla la gorge en même temps qu'Anton, captivé par le paysan irradiait la place d'un sourire aussi chaleureux qu'un bon feu en cette morne journée.

-Et bien oui il fait un temps terrible depuis ces trois derniers jours… Et on dirait que cette purée de poids n'en fini pas!, son sourire devint comme lumineux mais marqué d'une expression désolée. Jeune homme, je vous vois donc magicien, mais ce livre n'est pas moins de 40 pièces… Les livres de magie du genre sont certes plus coûteux, mais si vous désirez négocier, il n'y a pas de problème non plus.

Hope, marchand comme son confrère, leva un regard vers une livre puis observa la personne qui le tenait en main, le détaillant sans gêne d'un regard que plusieurs aurait pris comme gênant, en passant de ses vêtements, l'arme cachée qu'il transportait dans l'ombre, son regard, sa chevelure, la forme de son visage. Il ressentit quelque chose loin d'être naturel chez cet homme dont émanait un certain charisme, il n'était pas laid non plus, il pouvait probablement avoir qui bon lui semblait à ses pieds. Mais il éprouvait ce malaise qu'il ressentait habituellement devant les puissants magiciens dont il ignorait les alignements… Il préféra regarder de nouveau son grimoire d'un regard sceptique, il releva ses yeux vers l'homme. Guide élémentaire du feu. Certainement…

Le jeune homme s'assit plus convenablement pour faire face au nouveau venu alors qu'Anton servait une nouvelle tasse d'hydromel chaud à celui-ci, le visage du Marchand était froid sans trop de sentiment, mais son ton trahissait une certaine bonne humeur à l'idée de parler de magie. Claire, comme musicale, sa voix captiva comme un enchantement, les quelques employés qui plaçaient livre et comptait les revenus. Il y ait quelque chose de froid, de puissant mais d'irrésistible dans sa voix aux particularité aussi agréables qu'hypnotisantes. Hope avait vu sa voix changer au travers de sa vie et elle était sans la moindre influence de magie, comme la flûte de Hamelin.

-Si vous êtes un habitué de la magie mais entreprenez pour la première fois l'expérience du feu, vous avez le mauvais livre entre vos mains. Vous devriez passer par la maîtrise de l'énergie du feu… En comparaison avec les autres éléments, le feu est particulièrement destructeur, on se trompe atrocement si on croit qu'on peu maîtriser l'élément si on a maîtrisé l'eau, le vent, la terre, la lumière, l'ombre ou tout autre chose douteuse que ce soit. Je ne suis pas un adepte de magie à moins qu'on parle d'artéfacts, mais je connais plusieurs maîtres de l'art qui même avec la plus grande aptitude au maniement, craignent le feu.

Le jeune homme reprit un gorgée du liquide chaude qui lui donna plus de force alors que son regard déviait de nouveau fairs la fenêtre ou le toc c'était fait entendre, probablment une roche propulsée par quoi que ce soit. Il se gratta la base de la nuque, fine ligne où ses cheveux s'arrêtaient, l'espace d'un instant, on put voir l'ombre d'une forme de dessiner dans son dos plus fin que ne l'aurait laissé croire ses vêtements. Il quitta sa chaise sautant trois fois pour se convaincre de bouger et fit une courte révérence, polie mais l'absence d'expression faciale du jeune home rendait la chose un peu étrange.

-De ce fait, quelle impolitesse de ma part, Klaudius Hope, sir, Marchand de bijoux, de textile, d'armes, des livres et de plus encore que vous pouvez imaginer…

-Créatures magiques., grogna Anton.

-J'ai arrêté quand une certaine bestiole confiée par une certaine personne a mit feu à la boutique. , le regard accusateur de Klaudius se posa sur Anton tel une lame.

Le libraire détourna le regard, prit à défaut feignit un rire étrange tandis que Klaudius rendit son attention à l'inconnu.

-M'étant présenté, puis-je demander à qui nous avons l'honneur? Ai-je eu raison de vous parler d'un livre pour les débutants plutôt que pour les mages avancés et connaisseurs du feu…?
___
Note: Le tatouage n'est en aucun point lié à l'ES.
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James Sabourin
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MessageSujet: Re: Par une matinée pluvieuse   Jeu 8 Juil - 7:14

- 40 pièces ? Hmm... Ce livre n'est pas des plus nouveaux. Il me semble étrangement ancien, d'autant plus que l'auteur du livre en question a fait de nombreuses fautes d'orthographe. Un livre comme ça vaut environs 30 pièces, pas plus...

James eut un regard pour Hope alors qu'il avait exprimé la valeur approximative du livre qu'il tenait en main, puis il regarda le vendeur avec un sourire amusé.

- Laissez, je suis très mauvais négociateur. fit-il en lui tendant la somme demandée avec un sourire coupable.

Hope l'aborda sur la magie du feu. Ce dernier avait un point de vue très particulier sur la matière en question. Le regard intrigué, James fixa ce dernier souriant sans exagération.

- Vous avez bien raison, monsieur. Le feu est un élément destructeur mais il ne faut pas oublier le potentiel créateur qu'a ce dernier. Combiné à la terre il fait un brasier immense qui détruit tout sur son passage, mais en même temps, il permet à la nature de refaire surface comme le printemps succède à l'hiver. Le feu brule l'air et en fait un poison, mais c'est lui qui réchauffe nos maisons, nos terres, nos vies. Le feu fait s'évaporer l'eau, mais il permet également à la terre de recevoir l'eau nécessaire pour que les plantes puissent nous nourrir et finalement, le feu est en nous. C'est d'ailleurs pourquoi nous sommes des êtres de sang chaud, et non de sang froid. Votre point de vue m'intrigue cependant. Vous ne parlez pas que parce que vous avez lu ces renseignements quelques part. Vous me semblez parler d'expérience.

Ce dernier se présenta, laissant à James le loisir de se présenter à son tour, ce qu'il fit en s'inclinant légèrement.

- James Sabourin, bouffon de service pour le plus grand déplaisir de ceux qui sont trop sérieux, sinon de métier, je ne suis qu'un humble paysant en quête de savoir et de rêves, souhaitant apprendre la magie du feu en faisant la lecture de ce livre. Mais peut-être est-ce possible que je trouve d'avantage qu'un livre ici, comme un véritable mage ? Sinon je vois mal comment vous sauriez me conseiller de la sorte fais-je erreur monsieur Hope ?

Fixant ce dernier dans les yeux, sourire amusé aux lèvres, l'enthousiasme de James était facilement détectable. S'il avait bien une passion, c'était la magie. Certes, il n'était pas très porté aux rituels, mais sa magie s'avérait efficace alors pouvait-il s'en plaindre ? James espérait seulement que ce dernier ne se sentirait pas mal à l'aise vis à vis de sa question. Il avait seulement parfois, la manie de demander un peu trop directement ce qui lui vallait bien souvent de se voir claquer la porte au nez, ce qui était très fréquent ces derniers temps.

- Ne le prenez pas mal monsieur, mais je ne suis pas du genre à abandonner si facilement, particulièrement lorsque je trouve un livre des plus intéressants comme celui-ci et qui plus est, en prime, une personne aussi avisée que vous. Je crois que je gagnerais à vous connaître d'avantage si toutefois vous n'y voyez pas d'inconvénient. Je serais ravis d'échanger avec vous sur le sujet. La magie étant quelques fois un sujet tabou, il est difficile de trouver des gens sufisamment ouvert d'esprit pour parvenir à avoir une conversation non seulement agréable, mais en plus, instructive. Par exemple, je serais curieux de connaître votre définition personnelle de la magie. Pardonnez-moi encore une fois, je me laisse emporter par l'élan de la passion. Cette flamme qui brûle en moi d'en savoir d'avantage me fait quelques fois perdre la tête et parler d'avantage que je ne le devrais. Me pardonnez-vous ?
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